un lien renforcé
Relier les investissements en habitat aux résultats sur les populations
Les données scientifiques permettant d’établir un lien entre la croissance des populations de sauvagine et les conditions de l’habitat sont de plus en plus robustes. Des modèles de population qui quantifient la contribution de l’habitat à la croissance des populations à chaque stade du cycle vital ont été mis au point pour plusieurs espèces ayant différentes stratégies d’histoire de vie (Stearns, 1992; Hoekman et coll., 2002; Flint et coll., 2006; Coluccy et coll., 2008; Johnson, 2009; Amundson et coll., 2013; Wilson et coll., 2012; Howerter et coll., 2014; Koons et coll., 2014; Arnold et coll., 2017; Zhao et coll., 2020). Grâce à des investissements supplémentaires dans ces modèles, le partenariat du PNAGS devrait être en mesure d’améliorer le ciblage des ressources sur le plan spatial en fonction des zones géographiques qui influencent les taux de croissance des populations. De plus, ayant près de quatre décennies d’expérience dans la prestation de programmes sur l’habitat du PNAGS, les praticiens ont une connaissance approfondie de la façon dont les coûts relatifs liés à l’approvisionnement d’habitat varient selon le programme et la zone géographique.
Compte tenu de ces éléments d’information et de la quantité limitée de ressources disponibles pour investir dans l’habitat, il est possible d’optimiser l’efficacité opérationnelle des investissements consacrés à l’approvisionnement d’habitat (où investir, mais aussi quels types de programmes mettre en œuvre dans chaque zone géographique) afin de maximiser l’incidence sur les populations. Même s’il y aura certainement des contraintes politiques et opérationnelles à la réalisation de ce résultat optimal, l’officialisation du processus constituera une avancée substantielle grâce aux renseignements dont on dispose déjà.
Un modèle à suivre
Un exemple de plan conjoint : Central Hardwoods
Le plan conjoint de la région centrale des forêts décidues (Central Hardwoods Joint Venture, CHJV) s’est démarqué comme un exemple intéressant, quoique plutôt inattendu, d’intégration des objectifs en matière d’habitat et de populations. Le CHJV a été établi principalement en raison de son importance pour les oiseaux terrestres à l’échelle continentale, mais ce plan conjoint a néanmoins adopté une méthode de planification complexe, fondée sur la population, pour la sauvagine en migration et en hivernage (voir Fleming et coll., 2019), qui réduit les objectifs du PNAGS pour la sauvagine à l’échelle continentale à des objectifs d’habitat en fonction des zones géographiques. Le CHJV a également utilisé les données disponibles sur la couverture terrestre pour évaluer l’état du paysage par rapport aux conditions souhaitées pour la sauvagine. Cela représente un modèle utile pour d’autres plans conjoints, qui n’ont pas encore intégré les objectifs en matière d’habitat et de populations pour la sauvagine.