Le tournant de 2012
Une nouvelle orientation stratégique
La révision du PNAGS de 2012 présentait une nouvelle orientation stratégique qui mettait au défi la communauté de conservation de la sauvagine d’accroître le soutient de la population, en particulier des chasseurs, des ornithologues amateurs et d’autres citoyens soucieux de la conservation, afin d’atteindre des objectifs interdépendants relatifs aux populations de sauvagine, à l’habitat de la sauvagine et aux gens. La révision de 2012 énonçait clairement trois objectifs fondamentaux pour les populations de sauvagine, l’habitat et les gens. Deux ans plus tard, les objectifs relatifs aux populations et à l’habitat de la sauvagine ont été révisés, et des objectifs visant à accroître les appuis pour les mesures de conservation de la sauvagine ont été établis (PNAGS, 2014).
Comprendre les gens
Intégrer les sciences sociales
Ces objectifs fondamentaux ont été réaffirmés dans la mise à jour de 2018, qui comprenait un bilan des progrès réalisés sur de l’intégration des sciences sociales pour améliorer la compréhension des préférences et des points de vue des gens à l’égard de la conservation de la sauvagine et des milieux humides (PNAGS, 2018). Il est important de mentionner que la mise à jour de 2018 a jeté les bases nécessaires pour que les relations que les gens entretiennent avec la nature, et la valeur qu’ils accordent à celle-ci soient prises en compte dans la conservation de la sauvagine en Amérique du Nord. En outre, cette mise à jour fournit d’excellents exemples des premières réalisations par des partenaires du PNAGS qui ont pris en compte les gens dans des initiatives de conservation de la sauvagine.
Enraciné dans la tradition
Le rôle des chasseurs et des communautés autochtones
Les chasseurs de sauvagine font partie des plus importants et fervents partisans du PNAGS depuis sa création. En fait, les chasseurs sont d’ardents défenseurs de la conservation de la sauvagine en Amérique du Nord depuis le début des années 1900. La chasse à la sauvagine est profondément enracinée dans la société nord-américaine. La chasse était un moyen de subsistance important et un élément fondamental des cultures et des traditions autochtones bien avant l’arrivée des Européens. Par exemple, au Mexique, la chasse à la sauvagine était une source de nourriture et de matières premières pour les groupes nomades du nord et les cultures mésoaméricaines. La récolte de sauvagine demeure importante au Mexique en raison du potentiel de diversification de l’activité économique et de développement économique axée sur la nature qu’elle offre aux collectivités rurales et autochtones. En outre, les communautés autochtones de tout le continent sont depuis longtemps de ferventes défenderesses de la conservation des terres, de l’eau et des espèces sauvages, ainsi que de précieuses partenaires dans la cogestion de la sauvagine.
Élargir le cercle
Élargir la base de soutien du PNAGS
Il est de plus en plus évident que les chasseurs et de nombreuses autres personnes apprécient aussi les avantages sociaux, culturels et écologiques que procure l’habitat de la sauvagine visé par les mesures de conservation du PNAGS. Le soutien continu et essentiel des chasseurs de sauvagine ainsi que l’intérêt croissant d’autres personnes soucieuses de la conservation offrent la possibilité de renforcer la base de soutien du PNAGS. L’évaluation, la communication et la mobilisation de nouveaux publics par la promotion des multiples avantages qu’offrent les initiatives de conservation du PNAGS constituent manifestement une stratégie efficace pour accroître et diversifier les partisans, les partenaires et les ressources, et ainsi augmenter le rythme et la portée de la conservation de l’habitat de la sauvagine. La mise en œuvre fructueuse de cette stratégie permettra d’élargir la base de partisans de façon à inclure des personnes et des communautés qui dépendent des multiples avantages qu’offrent les milieux humides, y compris, l’accès à des réserves d’eau propre abondantes, l’atténuation des inondations, la conservation de la biodiversité, la disponibilité de ressources à des fins médicinales et de subsistance, et la préservation des coutumes et des traditions, parmi tant d’autres.