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Objectif

"Des populations de sauvagine abondantes et résilientes pour supporter la chasse et autres utilisations sans mettre en péril l’habitat."

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Objectif

"Des milieux humides et des habitats connexes en quantité suffisante pour soutenir les populations de sauvagine aux niveaux souhaités, tout en fournissant des zones récréatives, ainsi que des services écologiques dont la société peut bénéficier."

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Objectif

"Augmenter le nombre de chasseurs de sauvagine, de conservationnistes et de citoyens et citoyennes qui profitent et soutiennent activement la conservation de la sauvagine et des milieux humides."

SOMMAIRE

À propos du PNAGS

Créé en réponse au déclin des populations de sauvagine, le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS) est un modèle pour la conservation de la sauvagine et de l’habitat de la sauvagine à l’échelle du continent, depuis trente ans au Mexique et près de quatre décennies au Canada et aux États-Unis. Le partenariat du PNAGS a évolué et connu un succès extraordinaire au fil des ans. Une grande partie des réalisations du PNAGS sont attribuables aux travaux menés dans le cadre de plans conjoints régionaux aux États-Unis et au Canada. Au Mexique, deux plans conjoints ont été mis en œuvre, mais une grande partie des travaux sont effectués dans les unités de gestion pour la conservation des espèces sauvages (une carte des plans conjoints et des unités de gestion pour la conservation des espèces sauvages est présentée à l’annexe A). Le gouvernement fédéral mexicain est propriétaire de tous les plans d’eau, et il s’agit évidemment d’un élément crucial pour l’atteinte des objectifs du PNAGS.

La mise à jour du PNAGS de 2024 présente un bilan des progrès réalisés en vue de l’atteinte des objectifs établis dans la révision de 2012, décrits dans l’addenda de 2014 (PNAGS, 2014) et mis au point dans la mise à jour de 2018. Le présent document comprend aussi des recommandations à l’intention des décideurs, qui prennent en compte les conditions changeantes et les nouvelles possibilités de conservation prometteuses. Il s’agit là d’une occasion unique de mobiliser les partenaires du PNAGS, de même que de nouveaux partenaires éventuels, et d’intensifier les efforts afin d’atteindre les objectifs relatifs aux populations de sauvagine, à l’habitat de la sauvagine et aux gens.

Un petit garrot mâle flotte sur une eau calme, sa tête irisée bien visible.
Un mâle de petit garrot sur une eau calme.

LES ENJEUX

Le défi : la perte continue d’habitat

Bien que le PNAGS soit un succès et que les effectifs de sauvagine soient relativement élevés actuellement, l’ampleur et le rythme de la perte d’habitat pourraient compromettre l’atteinte de l’objectif de maintien des populations continentales de sauvagine. Les terres qui soutiennent les populations de sauvagine ne sont pas statiques; ils subissent d’importants changements au fil des cycles naturels d’humidité et de sécheresse, et sont de plus en plus touchés par les perturbations humaines, comme l’intensification de l’agriculture, le développement urbain et industriel et la demande croissante d’eau. En outre, les changements climatiques ont des effets connus (p. ex. élévation du niveau de la mer) et des répercussions moins bien comprises, qui peuvent exacerber les difficultés rencontrées dans le cadre des initiatives du PNAGS visant à conserver de l’habitat pour la sauvagine, d’autres espèces d’oiseaux et l’ensemble de la biodiversité.

La perte de milieux humides demeure une menace généralisée. Une étude récente sur la situation et les tendances aux États-Unis indique que les pertes de milieux humides subies de 2009 à 2019 ont cru de 50 % par rapport à la période de 10 ans précédente. Environ 670 000 acres de milieux humides palustres végétalisés ont été perdues au cours de cette période, ce à quoi s’ajoutent d’importantes pertes de milieux humides des cuvettes des prairies (Lang et coll., 2024). Au Canada, de nombreuses juridictions ne bénéficient pas de législation compréhensive pour la protection des milieux humides et de récentes décisions juridiques aux États-Unis pourraient affaiblir les protections en place. Dans le cadre du partenariat du PNAGS, il sera crucial de trouver des mesures novatrices pour accroître la cadence et la portée de la conservation et de la restauration de l’habitat dans tout le continent, et il faudra le faire rapidement pour maintenir les populations de sauvagine aux niveaux souhaités.

Un sol sec et craquelé où poussent des herbes clairsemées et de petites plantes, sous un sol ensoleillé.
Un sol craquelé et une végétation clairsemée révèlent la texture d’un paysage aride près de Mammoth Lakes, en Californie.

LE DÉFI

Une crise dans le nord des Grandes Plaines

Le nord des Grandes Plaines est probablement la région où l’enjeu de la perte d’habitat est le plus criant, car une proportion importante de la sauvagine continentale y est produite chaque année. Dans les Grandes Plaines, la perte de prairies avoisine les 70 % : 32 millions d’acres ont été perdues depuis 2012, et 1,6 million d’acres ont été perdues en 2021 (Fonds mondial pour la nature, 2023). Dans la région des Marmites torrentielles des Prairies et du plan conjoint des habitats des Prairies, il est estimé que le taux annuel de perte de prairies est de 0,23 %, ce qui est alarmant. Au cours de la prochaine décennie, la perte de prairies non perturbées devrait être de 7 à 25 fois plus rapide que la mise en œuvre de mesures de protection (Fields et Barnes, 2019).

AU-DELÀ DE LA SAUVAGINE

Une conservation qui profite à tous

Les facteurs nuisant à la capacité des terres de soutenir la sauvagine et d’autres espèces sauvages ont aussi des effets sur un large éventail de services écosystémiques et d’avantages connexes. Le PNAGS a toujours reposé sur l’idée selon laquelle les gens accordent une valeur fondamentale à la sauvagine, aux milieux humides et aux multiples avantages de ceux-ci. Comme les travaux de conservation du PNAGS procurent de multiples avantages — notamment le soutien de la biodiversité, la gestion des bassins versants, la réduction des inondations, la séquestration du carbone, les pratiques culturelles et les activités récréatives, une meilleure communication des résultats permettrait d’accroître le taux de conservation et la portée des initiatives de conservation. En outre, les partenaires du PNAGS pourraient mettre l’accent sur les multiples avantages que procurent leurs activités de conservation des milieux humides, pour ainsi mobiliser un groupe de partenaires plus vaste et plus diversifié et bénéficier d’une plus grande diversité de possibilités de financement.

Par exemple, en plus des groupes qui ont par le passé appuyé les initiatives de conservation de la sauvagine par l’entremise du PNAGS, comme les chasseurs et les ornithologues amateurs, les nouveaux partenaires et collaborateurs pourraient inclurent des communautés autochtones qui cherchent à accroître la pratique d’activités traditionnelles, des administrations locales ou régionales qui veulent atténuer les risques d’inondations ou améliorer l’approvisionnement en eau, ou des producteurs agricoles et des éleveurs qui cherchent des approches plus durables de gestion des terres agricoles. De plus, de nombreuses sociétés et fondations sont prêtes à appuyer des solutions axées sur la nature pour relever les défis écologiques auxquels sont confrontées les collectivités de toute l’Amérique du Nord. La communication stratégique quant aux avantages qu’apportent la conservation de l’habitat de la sauvagine peut grandement aider les partenaires du PNAGS à mesure qu’ils s’emploient à renforcer les politiques de protection des milieux humides.

LA POSSIBILITÉ

Élargir le partenariat

Qu’il s’agisse de nouveaux partenaires du PNAGS ou de partenaires existants qui sensibilisent et mobilisent d’autres groupes en vue de l’atteinte d’objectifs globaux, il existe de nombreuses possibilités d’amplifier les efforts déployés dans le cadre du PNAGS pour freiner ou renverser la dégradation ou la perte de l’habitat dans les zones importantes pour la sauvagine. Une mobilisation plus vaste est également essentielle pour atteindre l’objectif du PNAGS qui consiste à appuyer l’évolution des partenariats, des collaborateurs et des praticiens pour qu’ils reflètent mieux les collectivités où le Plan est mis en œuvre.

La mobilisation accrue suscitée par les partenaires du PNAGS qui ont déjà entrepris de communiquer les multiples avantages liés à la conservation de l’habitat de la sauvagine est à la fois impressionnante et encourageante. Cette approche leur permet d’obtenir de nouveaux appuis et de nouvelles sources de financement importantes qui contribuent à l’atteinte des objectifs du PNAGS relatifs aux milieux humides et à la sauvagine.

Deux kayakistes pagaient dans un milieu humide bordé de plantes aquatiques et d’une rive boisée.
Les milieux humides offrent un habitat à la sauvagine et à d’autres espèces sauvages, tout en créant des lieux où les gens peuvent découvrir et apprécier des écosystèmes en santé.

ÉLAN

La voie à suivre

Les initiatives de conservation de l’habitat du PNAGS ont pour objectif de maintenir les populations continentales de sauvagine. La conservation de l’habitat de la sauvagine offre de nombreux avantages écosystémiques aux humains, y compris l’amélioration de la qualité de l’eau et de la quantité d’eau, l’atténuation des inondations et des effets du climat, la séquestration des nutriments et l’accès à des espaces récréatifs. Les partenaires du PNAGS peuvent définir et quantifier ces avantages pour mieux promouvoir les multiples avantages du Plan et mobiliser de nouveaux collaborateurs éventuels pour conserver les milieux humides, améliorer l’accès au financement et mettre de l’avant des politiques publiques. La communication des multiples avantages des initiatives de conservation du PNAGS pourrait ultimement favoriser l’élargissement de partenariats qui peuvent aider à renverser les pertes de milieux humides et d’autres habitats, et ainsi contribuer à la durabilité des populations de sauvagine et des collectivités qui partagent ces terres.

Le succès de la conservation de la sauvagine dépend de la capacité d’élargissement et de diversification de la base de partenaires du PNAGS, et de la réalisation d’initiatives de conservation d’une ampleur suffisante pour renverser la perte d’habitat. L’élargissement de la portée du PNAGS par la consultation et la mobilisation de partenaires nouveaux et diversifiés est une étape logique et opportune qui permettra d’obtenir les ressources supplémentaires requises pour concrétiser la vision et atteindre les objectifs du PNAGS relatifs aux populations de sauvagine, à l’habitat de la sauvagine et aux gens.